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Peinte directement dans le port de plaisance d’Étel, Blanc de sel, pourpre de vent s’inspire du voilier Lola of Skagen et des vols d’oiseaux qui traversaient chaque soir le ciel au moment du coucher du soleil. Les bleus du port se mêlent aux violets, aux roses et aux blancs du ciel dans une peinture où le paysage se construit par superposition de traits, de transparences et de matière. À Étel, le soir, le regard porte loin.


Le port se remplit peu à peu de bleus. Les façades, les bateaux et les quais perdent leurs contours nets. Puis le ciel commence à changer de couleur : du rose apparaît dans les bleus, le violet gagne du terrain, et quelques blancs accrochent encore la lumière.


C’est dans cette lumière qu’est née Blanc de sel, pourpre de vent, peinte directement sur le motif dans le port de plaisance d’Étel.


Le point de départ fut Lola of Skagen, un ancien bateau de pêche danois construit en 1919, aujourd’hui conservé et naviguant comme voilier traditionnel. Son histoire est faite de mer, de travail et de voyages. Installée en Bretagne, Lola garde quelque chose de très concret : une coque, des cordages, du bois, une silhouette reconnaissable dans le port.

Mais ce qui a retenu le regard était peut-être ailleurs.


Chaque soir, un vol d’oiseaux traversait le ciel au-dessus du port à l’heure où le soleil descendait. Leur passage ne durait que quelques instants. Ils apparaissaient dans la lumière, coupaient le ciel de leurs silhouettes blanches, puis disparaissaient derrière le champ de vision.



Ces oiseaux sont restés dans la peinture.

Ils donnent à la scène son mouvement sans en devenir le sujet. Le bateau reste là, tandis que le ciel, lui, semble passer.

La couleur occupe une place centrale dans cette œuvre. Les bleus froids du port sont traversés de violets, de mauves et de roses sourds. À certains endroits, une lumière presque blanche ou jaune pâle vient affleurer la surface. Rien n'est complètement uniforme : les couleurs se frottent, se recouvrent et laissent apparaître les traces du travail.


Cette manière de construire l'image est particulièrement visible de près. Le crayon demeure présent sous et entre les couches de tempera et de gouache. Certains traits décrivent encore le bateau ou le paysage ; d'autres deviennent presque abstraits. À quelques pas, les formes se réunissent. En s'approchant, elles recommencent à se disperser.


C'est aussi ce qui donne à la peinture sa dimension tactile.

Le paysage n'est pas entièrement livré au premier regard. Il faut chercher les formes dans la matière, retrouver une coque, une ligne, un oiseau, une partie du quai. Le regard avance comme il le ferait réellement dans un port au crépuscule, lorsque la lumière ne permet plus de tout distinguer avec certitude.


Le titre est né de cette sensation : le blanc du sel, la couleur du ciel, le vent qui traverse le port et fait bouger ce qui semblait immobile.


Une peinture de Bretagne, mais surtout un moment précis : celui où un bateau demeure au port tandis que les oiseaux poursuivent leur route.

Livraison L’œuvre est expédiée depuis Paris, montée sur châssis et soigneusement protégée dans un emballage en carton adapté au transport.

Blanc de sel, pourpre de vent | Peinture marine contemporaine

SKU : 1043
500,00 €Prix
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